Personnalités de l’automobile : André Citroën (1878-1935)

André Gustave Citroën, plus communément appelé André Citroën, était un entrepreneur français, né le 5 février 1878, mort le 3 juillet 1935.


Fils d’un père diamantaire juif néerlandais, émigré à Paris en 1873, et d’une mère juive polonaise. Son père se suicide alors qu’il a cinq ans.

Il devient ingénieur à l’École polytechnique après avoir été élève au Lycée Condorcet.

Découvrant, lors d’un voyage avec sa famille en Pologne en 1900, un procédé permettant de produire des engrenages à doubles chevrons à moindre coût, il achètera le brevet et créera, à l’âge de 35 ans, une petite entreprise de mécanique, la « société des engrenages Citroën » qui comptera une dizaine d’ouvriers sept années plus tard. Appelé au chevet de la société automobile Mors en difficulté, il participera à son redressement entre 1907 et 1914, lui permettant de décupler son chiffre d’affaires. Il partira ensuite à Detroit afin d’étudier le mode de production à la chaîne mis au point par Frederick Winslow Taylor et adopté par Henry Ford pour le modèle T.


Il mettra en application ces méthodes pour produire des obus pour la der des ders dans une usine créée en 1915 quai de Javel à Paris et convertit à la fin de la guerre l’usine pour produire des automobiles « prête à conduire » (la carrosserie est standard).

En 1919, c’est la Type A d’une puissance de 8 CV. Puis les modèles se suivent : la B2 en 1921, la B10 en 1924, la B12 en 1925, jusqu’à atteindre la production de 400 véhicules par jour en 1928, soit un tiers de la production française.

Il est aussi innovateur en matière de publicité et de marketing :

- les grandes croisières jaune (Asie), noire (Afrique) et blanche (Alaska), avec les véhicules tout-terrain à chenilles et démontables.
- Il illuminera de son nom la Tour Eiffel de 250 000 ampoules en 1924 et fera du mécénat spectaculaire.

Il bouscule les habitudes en proposant la première automobile à « traction avant » de série. Mais les premiers défauts de fabrication de ce modèle et sa passion pour le casino l’obligent à déposer le bilan en 1934. L’entreprise sera reprise par Michelin qui est son plus important créancier. Il quitte son bureau en 1935, remplacé par Pierre Michelin et décédera six mois plus tard d’un cancer de l’estomac.



Rubrique : Personnalités de l’automobile.

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