L’allumage : La Bougie

La bougie est un éclateur : elle fait éclater dans la chambre de combustion l’étincelle qui enflamme le mélange carburé.


L’étincelle se produit, à un instant précis, entre les deux électrodes séparées par un espace réglable de quelques dixièmes de millimètre (0,6 mm environ) et sous une tension de quelque 15000 volts.

La bougie comporte trois parties principales :

- une électrode centrale. qui est une tige métallique en acier allié (en une seule pièce ou en plusieurs pièces), dont l’extrémité supérieure est terminée par un filetage qui reçoit un capuchon sur lequel se fixe le câble du courant haute tension en provenance du distributeur ;

- un culot en acier doux. qui comporte un filetage destiné à visser la bougie sur la culasse et une électrode de masse soudée à l’extrémité du culot (en effet, cette électrode est reliée à la masse du véhicule par le vissage du culot de la bougie sur le moteur) ;

- un isolant qui sépare électriquement l’électrode centrale de l’électrode de masse et évite que le courant haute tension ne passe ailleurs qu’entre les deux électrodes et ne soit dévié vers la masse. Cet isolant, jadis en porcelaine, en mica ou en stéatite, fait aujourd’hui appel à des matériaux tels que l’alumine ou le corindon. Cet isolant doit assurer une excellente conductibilité thermique tout en étant insensible aux variations de température de la chambre de combustion.

L’étanchéité entre la culasse et la bougie est parfois assurée par un joint métalloplastique. Cependant de nombreuses bougies modernes possèdent une embase conique. sans joint d’étanchéité.

Le constructeur indique le type de bougies le plus approprié pour le moteur et il est essentiel de respecter ses préconisations.

En effet, les bougies sont classées selon leur indice ou valeur thermique : on distingue en gros les bougies « froides », dotées d’une électrode courte et d’un isolant de faible épaisseur, destinées aux moteurs à taux de compression et à régime élevés qui nécessitent un refroidissement accéléré, et les bougies « chaudes », dotées d’une longue électrode et d’un isolant effilé et éloigné du culot, destinées aux moteurs lents ou usés et à faible taux de compression.

La différence entre les deux types de bougies se situe donc au niveau de la longueur du trajet d’évacuation de la chaleur.


Rubrique : L’allumage.

2334 lectures - Dernière mise à jour le mercredi 11 février 2009







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