Citroën : Citroën DS

La DS , et sa déclinaison simplifiée l’ID, fut commercialisée par le Citroën entre 1955 et 1975, tout d’abord en berline puis en break et cabriolet.


Dessinée par le designer italien Flaminio Bertoni, en collaboration avec André Lefebvre, un ingénieur issu de l’aéronautique, cette automobile était révolutionnaire par bien des aspects. Une ligne pure extrêmement audacieuse et un confort intérieur inoubliable grâce à sa suspension hydraulique spécifique à la marque, mais surtout de nombreuses innovations technologiques, qui en font une véritable ovni dans le monde de l’automobile de son époque : direction assistée, boîte de vitesses automatique, freins à disque, et à partir des années 70 phares pivotants et introduction massive de l’électronique.

Le museau est effilé, porte une fine calandre chromée, les clignotants arrière se donnent des airs de tuyères de réacteur, l’échappement est en queue de carpe les deux premières années, carénage total sous la voiture, de l’équipement (volant à une seule branche, tableau de bord futuriste, le « champignon », pédale-bouton, en guise de pédale de frein, freins à disque de série...).

Même les détails secondaires sont étonnants : fixation de roues par un simple écrou central (jusqu’en 1966), roue de secours placée à l’extrême avant de la voiture devant le radiateur, allumage sans distributeur (à l’instar de la 2CV par exemple),voie arrière plus étroite , pneus avant et arrière de dimensions différentes, démontage nécessaire de l’aile arrière (maintenue par une vis) pour accéder à la roue, levier de vitesses servant de démarreur...

Succédant à la Traction Avant, elle est la première voiture à généraliser les systèmes hydrauliques centralisés, notamment la suspension hydropneumatique (qui permet de faire varier la garde au sol facilitant ainsi le changement des roue, le cric étant remplacé par une béquille réglable)et la direction. Voiture d’ingénieurs, sa construction a nécessité l’invention de nouvelles machines de précision servant à la mesure (pneumatique) des pièces.

Malgré son moteur à arbre à cames latéral, son chambrage au freinage, sa fragilité aux chocs et le fait que les enfants pouvaient être sujet au mal de mer, elle fut la référence des voitures de luxe tout au long des années 60, donnant une grande longueur d’avance à Citroën.

Le système de suspension actif étant la seule alternative à la suspension à ressort, Rolls Royce et Mercedes l’adoptèrent pour leurs modèles les plus plus lourds et donc de plus haut de gamme. Son confort et sa tenue de route exceptionnels pour l’époque, ainsi que le grand espace pour les passagers à l’arrière, en firent immédiatement la voiture présidentielle du général de Gaulle.

Sur le hayon de la DS break qui est à double ouverture, on trouve deux plaques d’immatriculation : l’une verticale et en retrait, et l’autre à plat horizontalement.

- Revue technique d’occasion de la DS


Rubrique : Citroën.

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ID19 - 1967
Taille : 800 X 450 | Poids : 87.9 ko

ID19 - 1969
Taille : 795 X 599 | Poids : 107.5 ko

DS21 - 1972
Taille : 795 X 599 | Poids : 117.3 ko

DS23 Pallas - 1974
Taille : 795 X 599 | Poids : 103.2 ko

1957
Taille : 800 X 600 | Poids : 110.1 ko

Break
Taille : 800 X 600 | Poids : 134.5 ko

Taille : 800 X 600 | Poids : 142.9 ko

Taille : 800 X 580 | Poids : 110 ko

DS21 Break
Taille : 800 X 520 | Poids : 75.8 ko

DS19 Cabriolet
Taille : 800 X 386 | Poids : 66 ko





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